Ça se passe comme ça chez les écologistes.
En juillet 2022, la cellule interne du parti chargée des violences sexistes et sexuelles reçoit un signalement concernant le secrétaire national du parti, un certain Julien Bayou.
Le 19 septembre 2022, Sandrine Rousseau déclare publiquement “avoir connaissance d’éléments de nature à briser la santé mentale des femmes”.
Il s’agirait donc de faits gravissimes mais l’accusation n’est étayée d’aucun élément probant. Sandrine Rousseau “a connaissance de”…
Cela a suffi pour contraindre Julien Bayou à quitter la vie politique, ou plutôt à en être exclu, tel un délinquant sexuel.
Le 20 février 2025, la justice a tranché : aucune infraction n’est retenue et le parquet classe définitivement le dossier.
EELV qui se prétend en pointe en matière de défense des droits des femmes et plus généralement du féminisme, a donc porté un coup extrêmement dommageable à la cause qu’il croit promouvoir en voulant faire justice lui-même.
L’accusation relayée par Sandrine Rousseau a valu condamnation.
Or, si la lutte contre les violences faites aux femmes est un combat plus que jamais nécessaire, elle doit, pour échapper à toute critique, s’appuyer sur les garanties qu’offre l’État de droit, et la leçon vaut pour tous les partis politiques.
Interrogée après cet épilogue judiciaire, Sandrine Rousseau a dit “ne rien regretter”, et c’est dégueulasse.
Elle a dit aussi “continuer de défendre les victimes”, et dans ce contexte, c’est une marque de connerie pure.
MT